Qu'est-ce que la culture in-vitro chez l'humain ?

La culture in vitro cellulaire chez l'être humain :

Prenons le cas du liquide amniotique :

   La grosesse, dans la plupart des cas et heureusement, se déroule sans le moindre souci. Cependant, certains problèmes peuvent être décelés par les échographies. Une consultation chez un médecin en génétique est alors recommandée par le médecin traitant ou par le gynécologue. 

   Le docteur peut alors conseiller une amniocentèse : un prélevement du liquide amniotique dans lequel baigne le foetus. En effet, on retrouve des cellules du bébé en suspension dans ce liquide. Le liquide amniotique est donc prélevé et envoyé en laboratoire.

   Ces cellules sont ensuite mises en culture selon deux méthodes : la méthode longue et la méthode courte. Pour réaliser la méthode courte, on prélève une grande partie du liquide pour ensuite le mélanger à un milieu de culture. Le tout est placé sur des lames de verre (le plus souvent, on réalise deux mises en culture avec deux milieux de culture différents). Les cellules vont se déposer sur la lame de verre puis commencer à se multiplier. Au bout de huit à dix jours, on obtient un tapis cellulaire apte à être manipulé.

   Au bout de dix jours, on procède à l'arrêt des cultures. Pour cela, on injecte de la colchicine dans le mileu de culture. Ce produit, pouvant être toxique à forte dose, bloque les fuseaux cellulaires responsables de la migration des chromatides. Ainsi, on obtient un maximum de cellule en métaphase : les chromosomes sont pelotonnés au maximum et sont alignés dans un même plan équatorial. 

   Le contenu des lamelles de verre est ensuite transféré dans des tubes coniques non stériles puis centrifugé à 1600 tours par minute. On aspire ensuite le surnageant (le liquide se trouvant au-dessus du culot). On dissout de nouveau le culot cellulaire dans une solution provoquant un choc hypotonique. Cette solution très concentrée va entrainer des mouvements d'eau vers l'intérieur de la cellule. Celle-ci va gonfler ce qui va entrainer une fragilisation de la membrane.

   Les tubes sont laissés vingt minutes dans une étuve à 37°C. Ils sont ensuite centrifugés afin de récupérer le culot cellulaire et éliminer la solution du choc. Cette solution est remplacée par un fixateur composé de trois volumes d'éthanol (de l'alcool) et d'un volume d'acide acétique. Ce fixateur a pour but de fragiliser au maximum la membrane cellulaire et nucléaire.

   La dernière étape consiste à laisser tomber quelques gouttes de la solution obtenue sur une lame de microscope. Cette chute et l'étalage brusque sur la lame entraîne l'éclatement du noyau des cellules. Les chromosomes sont donc extraits du noyau et peuvent être photographiés puis classifiés afin de former un caryotype.

   La technique longue, quant à elle, est une sauvergarde de l'échantillon. Cela correspond à la mise en culture des cellules dans le tube dans lequel l'échantillon a été prélevé. En effet, lorsque l'on réalise les prélèvement pour la technique courte, on laisse un peu de liquide amniotique dans le tube. Il suffit donc de rajouter du milieu de culture dans le tube pour mettre en culture les cellules. Cette technique est dite longue car le dépot et la fixation des cellules dans les tubes de plastique sont beaucoup plus longs que sur les plaques de verre (deux à trois semaines au lieu de dix jours). Cette technique permet de réaliser une deuxième préparation pour caryotype si la technique rapide n'est pas satisfaisante ; elle permet également la congélation des échantillons pour de futures analyses. Si la technique rapide est suffisante, cette seconde technique peut ne pas être utilisée et jetée.

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